Le Daviaud est un “musée de France” qui totalise 800 m2 d’exposition, répartis entre une galerie “le Marais et les Hommes”, ouverte à l’année, et un parcours extérieur, ouvert uniquement d’avril à septembre. Zoom sur les travaux réalisés en coulisses pendant la fermeture du parcours extérieur, d’octobre à mars.

Les toitures des bourrines en toit de roseaux sont entretenues :

Travaux traditionnels au Daviaud – 2020

Le site extérieur du Daviaud de 3 hectares compte 10 bâtiments en argile et roseaux : salorge (stockage du sel), galeries (rangement des outils), bourrines (lieu de vie) : des bâtiments patrimoniaux préservés dans le respect des savoir-faire. Les travaux de toiture doivent être anticipés un an à l’avance pour suivre le cycle de la réalisation avec les roseaux et arbres de la forêt. Les équipes du Daviaud réalisent eux-mêmes les travaux en lien parfois avec des entreprises.
En novembre 2020, une coupe de jeunes pins s’est organisée en forêt domaniale du Pays de Monts, en partenariat avec l’ONF qui sélectionne les arbres pour éclaircir la forêt. Quelques 150 arbres ont été coupés pour produire des garlattes : petites perches pour le toit des maisons bourrine. Elle sont ensuite jetées dans les étiers d’eau douce pour gonfler le bois durant 2 à 3 mois. En février, elles seront récupérées et désencorcées, puis attachés et placés sur les toitures des bourrines en roseaux, plus spécifiquement celles en scirpe maritime afin d’éviter une trop importante prise au vent de la matière. Les garlattes ne sont pas nécessaires sur toutes les toitures. En effet, le besoin va varier en fonction du choix du roseau : le typha et le phragmite ne nécessitent pas d’être maintenu par des garlattes car ils sont plus rigides que le scirpe maritime (localement appelé « rouche »).afin de tenir l’ensemble des roseaux.
La coupe de typha, de rouche ou de phragmitte permet de réaliser les toitures des différents bâtiments en argile du Daviaud. Les roseaux sont coupés, séchés et préparés (le bourrinage) durant l’hiver.

La réfection du matériel comme la yole, dit en patois « nioleàs » :

Travaux traditionnels au Daviaud – Yoles – 2020

Le matériel ancien est aussi restauré : yoles, lessiveuses, faucheuses, javeleuses… Les 6 yoles présentes au Daviaud et Déambul doivent être réfectionnées tous les ans. Ce mode de déplacement traditionnel par voie d’eau de 4m de long, était utilisé une bonne partie de l’année et ont besoin d’être régulièrement étanchéifiées. L’ensemble de la structure est en bois de chêne ou pin.
L’embarcation et la ningle sont réfectionnés par l’équipe technique du Daviaud : coup de peinture ou réalisation d’autres pièces en bois dans le respect des savoir-faire anciens : certaines pièces sont refaites, les jointures sont bouchées avec dela filasse et de la résine de pin fondue mélangée avec un peu de saindoux ! L’ensemble sera repeint en noir avec une base de goudron.
Aucun métal est utilisé pour la yole traditionnelle !

L’Hivernage des collections muséographiques :

A chaque fin de saison, les objets exposés dans les bâtiments patrimoniaux du parcours extérieur doivent être protégés pendant la saison d’hiver qui s’annonce. Que ce soit les outils agricoles, les costumes et autres objets du quotidien, chaque pièce de collection est minutieusement inspectée, nettoyée et protégée par une professionnelle habilitée à manipuler et contrôler les objets. C’est à l’aide d’un aspirateur spécialisé qu’elle les nettoie par exemple, pour les débarrasser de microparticules. En cas de présence de champignons et d’insectes, elle peut également traiter certains objets par congélation afin que le choc thermique éradique toute forme d’infestation. Il faut parfois faire appel à des restaurateurs pour des interventions plus spécifiques. Durant l’hiver, les objets de collections du parcours sont regroupés dans un même bâtiment équipé d’un système de chauffage et de maintien de l’hygrométrie qui permet de conserver les collections dans des conditions optimales : 19 degrés pour 50 % d’humidité en continu.

LE SAVIEZ-VOUS ?

• La mission d’un musée est d’acquérir, de conserver et de valoriser ses collections afin de contribuer à la préservation et à la transmission du patrimoine naturel, culturel et scientifique.
• 400 objets sont présentés au Daviaud, le reste est conservé dans les espaces de réserve (nouvellement aménagées avec le concours de la Région Pays de la Loire). D’autres sont prêtés ou en dépôt dans des institutions.
• Le personnel est renforcé avec des agents saisonniers dès le printemps, pour l’accueil, l’animation et l’entretien.

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