La salorge et son exposition sur l’histoire du sel

L’extérieur
La  toiture de la salorge du Daviaud est l’un des derniers à « toit de Typha » du marais Breton et de la façade atlantique. Elle a été restaurée afin de conserver un exemplaire de ce petit patrimoine rural. Cette technique ancienne avec des roseaux plus grossiers et sensibles au façonnage, a disparue. Un entretien courant est essentiel. Les piliers sont en chêne et le bardage en planche de pin maritime. Autrefois, une peinture au goudron était appliquée sur les planches pour la protection du bois. La charpente est en perches de châtaignier.

L’exposition intérieure
L’intérieur de la salorge, originellement dédié au stockage du sel, a totalement été repensé pour expliquer l’histoire du sel. Différents sujets sont abordés retraçant l’évolution de la culture du sel depuis le Moyen-âge sur le territoire du marais breton :

  • l’organisation de la production salicole, du saunier au seigneur,
  • le commerce international du sel via les routes maritimes

Le travail du saunier est également mis en avant par la présentation de ses outils de travail tels que l’essaisse qui permet d’écoper l’eau du marais salant ou la brouette en bois, indispensable pour transporter le sel à la tesselière et à la salorge. Suivront les saujùn, le servollùn  et la simùnch…

A savoir : Le marais salant du Daviaud est le seul encore en exploitation dans le Marais breton, par le saunier Corentin.

La Bourrine à Thoïa restaurée pour un plongeon dans les années 50

L’extérieur
Après des infiltrations d’eau qui ont engendré la fermeture du bâtiment au public, la restauration de la bourrine était essentielle.

Les travaux ont débuté par le repiquage de la toiture avec du Scirpe maritime. Cette étape, soutenue par la Direction rRégionale des Affaires Culturelles, a permis de mettre en œuvre et de valoriser des gestes et savoir-faire spécifiques, appartenant à notre patrimoine culturel immatériel.

Quelques travaux sur les murs en terre et en sable ont été effectués grâce au savoir-faire des équipes techniques du Daviaud. Enfin les passages successif de badigeons de chaux ont permis de retrouver la blancheur de cet intérieur seulement éclairé d’une fenêtre, suivant le plan traditionnel des bourrines.

Un intérieur plongeant dans les années 50 maraîchines
La bourrine à Thoïa réouvre ses portes ! Habitée jusque dans les années 70, transformée par la suite en accueil de l’écomusée (espace boutique entre autre), puis en espace de restauration, l’intérieur de cette bourrine a été reconstitué, pour la première fois au Daviaud, dans un style après-guerre.

La belle chambre a été entièrement aménagée avec un mobilier marquant de l’époque des années 50…  Après un travail de recherches documentaires dans les fonds d’archives photographiques de cette époque, les collections ont été sorties des réserves du musée pour recréer cet espace de vie. Au son de l’horloge maraîchine, venez voir le vaisselier exposant fièrement la belle vaisselle et le globe de mariée, ou encore la cheminée sous laquelle on se met au chaud lors de la veillée et où s’accrochent les souvenirs de famille.

C’est l’occasion de se plonger dans le quotidien des maraîchins, de comprendre leurs habitudes et d’y découvrir nos dernières acquisitions provenant de plusieurs dons de familles locales.

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