Le Daviaud, situé à La Barre-de-Monts en Vendée, est un lieu incontournable du Marais breton vendéen. Ce musée de France offre une immersion totale au cœur de cette région particulière et unique, à travers une muséographie vivante et moderne.
Sur un parcours d’un kilomètre, au cœur d’un espace naturel de 6 hectares, découvrez des expositions interactives, un panel architectural singulier, des témoignages d’habitants et des dispositifs multimédias qui racontent la formation du marais, ses usages et ses coutumes.
En famille, profitez d’animations pour vous plonger dans la vie quotidienne des maraîchins, s’initier à des savoir-faire locaux, découvrir le conservatoire de races domestiques anciennes, apprendre des danses traditionnelles, ou encore participer à des ateliers de fabrication de beurre ou de vannerie.
Le Daviaud propose également des événements incontournables tout au long de l’année : bals traditionnels, spectacle musical, Noël au Daviaud ou encore pique-nique électro vous offrent une immersion originale au cœur du marais.
Venez découvrir ce lieu exceptionnel et laissez-vous charmer par la beauté et l’authenticité du Marais breton vendéen !




Focus sur l’histoire du Daviaud
Le Centre de découverte du Marais breton vendéen, Le Daviaud, est l’aboutissement d’une multitude d’énergies, de projets et de volontés qui se sont additionnés dès 1970. De nombreux acteurs, sensibles à la préservation du territoire, à son originalité, à ses traditions et à ses habitants, conscients de l’importance de la culture maraîchine et de sa sauvegarde, ont œuvré au fil des années à la création du Daviaud.
Dès 1976, le Conservateur départemental des Musées de Vendée, Francis RIBÉMONT, se rapproche des animateurs de Tap dou Païe, groupe folklorique de Saint-Jean-de-Monts, qui organise à l’époque de nombreuses soirées à thème. Ce groupe de jeunes, qui intégrera bientôt la nouvelle association Arexcpo, sous l’impulsion de Jean-Pierre BERTRAND, appliquait déjà le concept de Ferme Musée, développé sur toute la France, qui intéressait vivement la Conservation départementale.
Cette idée sera reprise par la presse locale et très rapidement par Jean-Jacques VIGUIÉ, alors Maire de Saint-Jean-de-Monts, qui souhaitera qu’un local soit mis à la disposition du groupe pour « que les travaux folkloriques soient considérés par toute la population. » Le projet s’inscrira très vite dans le programme de l’Écomusée de la Vendée, porté par Francis RIBÉMONT et soutenu par l’édile montois qui fait se rencontrer l’Arexcpo et la Conservation départementale.
Après de nombreuses recherches de lieux (les Grenouillères à Saint-Jean-de-Monts, le Céton à Notre-Dame-de-Monts, les Grandes Rochelles à Soullans, par exemple), et le regard avisé de Georges-Henri RIVIERE, concepteur du Musée des Arts et Traditions Populaires et architecte de la notion d’écomusée, c’est la ferme du Daviaud à la Barre-de-Monts qui sera choisie pour devenir l’antenne de l’Écomusée de la Vendée.
Le SIVOM de Saint-Jean-de-Monts (future Communauté de Communes Océan Marais de Monts) décide en 1979, de se porter acquéreur de l’ensemble du Daviaud, et dans la foulée, recrute Jean-Pierre BERTRAND en tant que chargé de mission. Il sera chargé d’élaborer le programme muséographique de l’Antenne du Centre de découverte du Marais breton vendéen, de suivre les travaux et d’aider à la création des animations du Centre.
Le 5 novembre 1981, Presse-Océan titrait « Le chantier du Daviaud est ouvert ». Depuis 7 mois, avec l’appui du SIVOM, Francis RIBÉMONT, Christophe VITAL son adjoint, Jean-Claude PONDEVIE l’architecte et Jean-Pierre BERTRAND travaillent sur le projet de restauration du Daviaud et son concept muséal. Ils seront bientôt soutenus par la création du comité scientifique. Les travaux porteront d’abord sur la réhabilitation de la grange étable du Daviaud, la reconstitution du four de la boulangerie et de tous les bâtiments attenants. Puis dans les années suivantes, la rénovation de la bourrine à Thomazeau (bâtiment d’accueil de l’époque), l’exploitation du marais salant, le déplacement de la grange et du grenier de l’Ilot (depuis Sallertaine), la construction de la bourrine à Chartier… En 1985, la mise en place de la grande majorité des bâtiments encore visibles aujourd’hui, est finalisée.
L’ouverture au public était initialement prévue en 1983, mais selon le souhait de Jean-Jacques VIGUIÉ, une première exposition est inaugurée le 15 juin 1982 autour de l’habit maraîchin de 1800 à 1900. C’est ce thème qui sera repris en 2022 pour marquer le 40ème anniversaire du Daviaud. Suivront des expositions qui sont restées dans la mémoire collective locale : le mobilier maraîchin, déplacements et transports en pays maraîchin, l’architecture en terre, l’Aluette en Vendée…
Parallèlement, le Comité d’usagers du Daviaud, né en 1983 et présidé par Jean Thiery, ancien Maire de la Barre-de-Monts, met en place un programme d’animations sur site. Ces dernières portent principalement sur la transmission du patrimoine gestuel lié au territoire (appelé désormais patrimoine immatériel) : saut à la ningle, conduite de la yole, musique et danse traditionnelle… Quelques manifestations ponctuent également les saisons estivales, comme les battages, les labours, les concours de danse, les habits de fête.
Le Comité d’Usagers du Daviaud, après 13 années de fonctionnement, prononcera sa dissolution le 1er décembre 1998. La Communauté de Communes Océan Marais de Monts décide alors de maintenir son engagement pour la culture maraîchine et d’organiser l’équipe des sites patrimoniaux chargée de l’entretien, de l’accueil et des animations proposées aux visiteurs.
En 2000, le site du Daviaud s’étoffe d’un bâtiment d’accueil moderne, de l’autre côté de la route menant à la Barre de Monts. Après un travail étroit entre la collectivité et le département, la suppression du tronçon de la route et sa déviation sont inaugurées en 2013. Le parcours de visite permet désormais une complète sécurité des visiteurs.
Le Daviaud obtient en 2003 l’appellation musée de France, ce qui l’engage à répondre à une pluralité de critères :
- Être dirigé par un personnel scientifique ;
- Disposer d’un service éducatif ;
- Tenir à jour un inventaire des collections ;
- Rédiger un Projet Scientifique et Culturel (PSC) qui fixe ses grandes orientations ;
- S’engager sur les missions de conservation, restauration, d’études et d’enrichissement des collections.
Après 4 années de travail, entre les conseillers communautaires et municipaux, les services de l’intercommunalité, la Conservation départementale des Musées et les différents acteurs du territoire, naît en 2013, le Projet Daviaud 2013 – 2017.
Le diagnostic, fait à cette occasion, met en évidence un décalage entre le musée et la population locale, une perception passéiste, notamment à travers une muséographie vieillissante. Le groupe projet définit alors 3 axes sur lesquels faire reposer la stratégie de développement du site :
- Intégrer et impliquer la population par des ateliers, des appels aux dons et une place centrale des habitants du territoire tout au long du parcours de visite ;
- Renouveler la muséographie en y apportant modernité et interactivité ;
- Faire rayonner le site du Daviaud notamment par le développement d’événements fédérateurs.
Le Daviaud ferme ses portes en septembre 2015 pour un an et demi de travaux, ce qui n’empêche pas les agents de proposer des actions hors les murs (jeux de société et surtout la mise en place d’un Escape Game itinérant).
Le « Nouveau Daviaud » est inauguré en mai 2017 par le président du Conseil régional des Pays de la Loire, Bruno RETAILLEAU, le président du Conseil départemental de la Vendée, Yves AUVINET, et par le président de la Communauté de communes, André RICOLLEAU. Depuis cette date, de grands événements sont venus ponctuer les saisons, grâce à une programmation événementielle riche et variée comme la Fête de la Vache maraîchine, la Nuit de la Danse…
2022 marque les 40 ans de l’Écomusée et amorce un renouveau de la politique de la collectivité concernant le site, sa valorisation et son rayonnement : validation du tout premier Projet Scientifique et Culturel, retour des expositions temporaires qui ont fait les grandes années du Daviaud, restauration continue des bâtiments…